Les origines

Marseille 1897, deux frères, Lazare et Petrus Digonnet, héritent de leur oncle du goût des matières premières agroalimentaires exotiques et lancent Les Thés de l'Eléphant. L’affaire est si prospère qu'elle devient rapidement la plus importante de France.

L’année suivante, le citoyen britannique George Cannon, marié à une Française, créé à Paris sa société éponyme de négoce de thés.


Le spécialiste français du thé en vrac haut de gamme

Alors que Les Thés de l'Eléphant se développent de manière plutôt industrielle, George Cannon privilégie une clientèle confidentielle d'épicerie de luxe, qu'il accueille dans un deux pièces proche de Montparnasse. Sa sélection de thés de haute qualité et un choix limité à une dizaine de références lui confèrent d'emblée une solide réputation dans le milieu.

En 1950, Les Thés de l'Eléphant, alors leader avec plus 25% de parts de marché, reprennent La Compagnie Coloniale. Le groupe familial grossit (« L'Eléphant » à Marseille, « La Coloniale » à Paris) et accroit sa prédominance sur le marché français. Mais des divergences stratégiques et de succession aboutissent à la vente de la société en 1969.


L’aristocrate du thé

André Scala, co-directeur du groupe, rachète début 1970 la société George Cannon. Son fils Raymond, directeur de La Compagnie Coloniale et responsable de la sélection et de l'achat des thés, en prend la direction générale en 1975, passant d'une société de trois cents salariés à une équipe de trois personnes. 

Surnommé « l’aristocrate du thé » par ses pairs, Raymond Scala est le premier en France à introduire des thés rouges du Yunnan, des thés sombres Pu’Er ou encore des oolongs de Chine et de Taiwan. Il met en avant les notions de terroirs et de récoltes : first flush, second flush, thés primeurs…. et de grades : OP, FOP, BOP… soulignant les différences gustatives d’un thé de même origine. Son expertise, son nez exceptionnel et sa rigueur en matière de sélection ravissent un cercle de connaisseurs, mais les consommateurs hésitent encore à élargir leur gamme de saveurs.

 


L'essor des thés parfumés

Au début des années 1970, les gammes de thés demeurent quasiment inchangées : depuis près d'un siècle, difficile d'échapper au breakfast tea, Lapsang Souchong, Earl Grey et Ceylan. À juste titre, les consommateurs jugent les gammes de thés tristes et sans dynamisme. L'image élitiste du thé se maintient jusqu'à ce qu'à l'arrivée d'un nouveau produit, qui vient révolutionner le monde du thé : les thés aromatisés. Citron, orange, cassis, pomme : de nouveaux goûts séduisent la jeune génération et attirent de nouveaux consommateurs : c'est un succès immédiat !

En 1978, Olivier Scala, actuel PDG, entre dans la société. Il comprend vite que l'essor de l'entreprise peut passer par les thés aromatisés et convainc son père Raymond Scala d'investir dans ce domaine. Il développe lui-même la gamme des thés aromatisés George Cannon, qu'il élabore à partir d'arômes naturels et de thé de qualité, doux, peu amers, et flatteurs pour le palais, respectant l'alchimie et l'équilibre entre thé et parfum.

Dans les années 1980, des maisons de thés spécialisées se développent, renaissent ou apparaissent. L'arrivée de grossistes-importateurs choisissant d'avoir pignon sur rue et développant leur propre enseigne aurait pu signer la fin des Établissements George Cannon, à une époque où aucun comptoir consacré au seul thé n'était viable sans l'appui d'une maison mère ou d'un importateur.

Mais si George Cannon accroit sa réputation et renforce son image dans le milieu professionnel, offrant ses produits aux maisons les plus modestes comme les plus prestigieuses, il demeure parfaitement inconnu du grand public. Pour valoriser son offre, Olivier Scala impose son style : développement d'une gamme de thés unique, avec plus de cinq cents références de thés d'origine de haute qualité, et autant pour les thés parfumés.

Pour en savoir plus sur Olivier Scala


George Cannon, 
une marque engagée

En 2006, Augustin Scala entre dans la société et se forme auprès de son père Olivier Scala à la dégustation et aux achats, perpétuant ainsi l'héritage familial. Doté d’un nez hors pair, il jongle aisément avec les saveurs, les senteurs et les origines.

À cette période, l’image de la société se précise et se modernise : création d'un logo, lancement d'une gamme sous la marque George Cannon. L'aboutissement logique est l'ouverture d'un point de vente rue Notre Dame des Champs près de Montparnasse à Paris, vitrine de la société, point de repère et d'appui pour les clients détaillants et les consommateurs.

Parallèlement et pour répondre à une demande toujours plus croissante, la société développe, avec la même rigueur de sélection et de qualité, la vente de thés issus de la pratique de l’agriculture biologique (thés grandes origines, mélanges parfumés, infusions…). Cet engagement fort continue de se développer aujourd’hui encore et l’offre de thés labellisés bios ne cesse d’augmenter chez George Cannon (thés en vrac, sachets, Doypack, boîtes de thés…).

En 2014, Augustin Scala, déjà directeur des achats, devient directeur général de George Cannon qui peut s’enorgueillir de compter pas moins de 200 thés conditionnés à son nom (boîtes, sachets, doypacks) et tout autant de produits dérivés (sacs, boîtes de présentation, sachets de thé…).

La société emploie aujourd’hui plus de 20 salariés et commercialise 250 tonnes de thé.

Pour en savoir plus sur Augustin Scala