Ceylan

Sabaragamuwa

Cette large bande enclavée à l’est entre Kandy, Dimbula et Uva, à l’ouest par Ruhuna est sans doute plus connue pour contenir en son sol des pierres précieuses de toutes sortes : rubis, améthystes, œils-de-chat, saphirs, et de nombreuses autres variétés de pierres. Pourtant, Sabaragamuwa est le plus prolifique des sept districts producteurs de thé et propose un certain nombre de pépites à savourer. La majorité des théiers poussent à relative basse altitude, d’un niveau proche de celui de la mer jusqu’à 800 mètres d’altitude. Ce sont donc, essentiellement des « low growns ». La cueillette a lieu à longueur d’année à un rythme très rapproché. Les thés (OPA, variante de l’OP) sont très forts aux saveurs moins subtiles que celles de Nuwara Eliya, Uva et Uda Pussellawa. Mais de la tasse très colorée et cuivrée se détachent nettement des notes boisées, charpentées, légèrement minérales, rappelant aussi l’artichaut,  et le caramel, dans certains cas. Quelques jardins en altitude un peu plus élevée, à la limite des « low grown » / « middle grown », vont bénéficier d’une sorte de micro climat. Avec un résultat, à la tasse, évoquant, toujours de loin, les flaveurs des thés d’Uva. Ces thés, s’ils représentent moins d’attrait pour les amateurs de thés très corsés, ravissent les amateurs de thés plus moelleux, plus doux, comme peuvent l’être certains thés à feuille longue très pointée (FOP/FBOPF EX SP).